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Lycée Littré

Histoire (lycée Littré et collège challemel-Lacour)

Historique succinct du Lycée Emile-Littré et du Collège Challemel-Lacour.

 

Ancien lycée (jusqu’en 1968) , place Georges-Scelle ; ici la Cour d’Honneur.

Au fond, la grande cour, close par le préau. Aujourd'hui, la partie droite de ce préau a disparu pour donner accès à la troisième cour, qui dans les années 1960 existait déjà et était occupée par les préfabriqués des classes primaires. On y accédait par un escalier creusé sous le préau. Les fumeurs clandestins (élèves de Seconde ou de Troisième) adoraient descendre cet escalier pour se tenir à l'abri du regard des surveillants. Les pensionnaires qui faisaient le mur choisissaient aussi souvent cette voie, et, le long des préfabriqués, trouvaient une issue vers la rue Paul Primaux. Mais quelle nécessité poussait donc les internes à faire le mur ? Des nécessités impératives : le goût de l'aventure, l'odeur de la liberté dans les bars du centre, où il y avait des juke-boxes, et où on pouvait fumer sans se cacher ; parfois la nécessité, encore plus vitale, plus exaltante aussi, de rencontrer une copine...  Je ne donnerai pas de noms. 

Les murs de l’ancien lycée Littré abritent le Collège Challemel-Lacour.

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Précisions :

Certains textes publiés sur l’internet laissent entendre que jadis le Lycée Littré, lorsqu’il s’appelait "Collège Émile-Littré", était un établissement limité au Premier Cycle de l’enseignement secondaire.

C’est une erreur bien sûr. Le Lycée Littré, même lorsqu’il s’appelait "collège", a TOUJOURS  (depuis le 19e s.) été un établissement préparant au Baccalauréat.

Cette erreur vient d’une confusion : celle qu’on fait fréquemment entre les "collèges" d’avant 1960 et les "collèges" d’après 1977, sans parler des CEG et CES qui compliquent encore la compréhension des mots...

Les collèges d’avant 1960, comme le Collège Émile-Littré, étaient des établissements qui préparaient au Baccalauréat en 12 ans : de la Onzième (équivalent du CP), jusqu’à la Terminale. Toutefois, au 19e siècle, le Collège n’offrait pas toujours de Terminale (la scolarité s’arrêtait en "Rhétorique", c’est-à-dire en Première), ni même, dans certains cas, de classe de Rhétorique. Pour effectuer sa Terminale, il fallait dans ce cas terminer sa scolarité dans un lycée, qui, lui, avait toujours une ou plusieurs classes de Terminale.

Les collèges d’aujourd’hui, qui datent de 1977, sont des établissements limités au 1er cycle, et issus des C.E.S. (créés en 1963, et destinés à remplacer par la suite les premiers cycles des lycées), ou des C.E.G. (créés de fait à partir de 1959, et eux-mêmes issus des Cours complémentaires, sections supérieures des écoles primaires qui existaient officiellement depuis 1887).

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Du 16e au 19e siècle :

16e siècle : Selon A. Osmond, c’est vers 1515-1516, que l’ancêtre véritable du Collège d’Avranches (futur lycée Littré), "le séminaire de St-Martin-des-Champs", fut créé par l’évêque Louis Herbert.

17e siècle : Vers la fin du XVIIe siècle, Daniel Huet, évêque d’Avranches, confie aux Eudistes la direction de cet établissement, qui s’appelle à cette époque "La Grande Maison".

18e siècle : Vers 1780, l’insuffisance et la vétusté du local engagent la ville et l’évêque à construire un bâtiment neuf, sur les plans de Le Berryais : c’est le bâtiment actuel du Collège Challemel-Lacour sur la place Georges-Scelle.

Révolution : Le Régime ferme le collège eudiste, qui devient maison d’arrêt, puis dépôt de blé. En 1797, le Directoire y installe "l’école centrale du département de la Manche" (école du niveau des lycées actuels, classes d’enseignement supérieur comprises).

1802 : sous le Consulat, s’ouvre dans les locaux de l’ancienne École Centrale une École Secondaire (dans les locaux de l’actuel Collège Challemel-Lacour). 

1811 : sous le Premier Empire, cette École Secondaire devient Collège.

(Source : Plaquette 1986 du Lycée Émile-Littré)

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Le collège de l’actuelle place Georges Scelle (et qui prendra beaucoup plus tard le nom de Collège Challemel-Lacour), est alors un collège municipal, c’est-à-dire un établissement secondaire qui réunit le premier et le deuxième cycles, et financé par la ville d’Avranches. Son appellation est "Collège communal de garçons" d’Avranches. Il n’y a pas alors de lycée (établissement secondaire d’État) à Avranches, ce type d’établissement se trouvant plutôt dans les grandes villes.

En fait ces collèges réunissaient non seulement les deux cycles du secondaire, mais aussi les classes élémentaires : on pouvait aller au collège à partir de la Onzième (équivalent du Cours Préparatoire des écoles primaires) jusqu’à la Rhétorique (qu’on appellera "Première" au 20e siècle), ou jusqu’à la Terminale.

Extrait du 'Bulletin universitaire' de 1837 : Collège d'Avranches. Un congé d'un an, sans traitement, est accordé, pour motif de santé, à M. Turgis, régent de philosophie au collège d'Avranches. M. l'abbé Delafosse est chargé provisoirement de la chaire de philosophie au collège d'Avranches, pendant la durée du congé accordé à M. Turgis.

Extrait du Journal général de l'Instruction publique de 1840 : M. Munin, ex-chargé du cours de physique au collège royal de Bourges, est nommé provisoirement régent de mathématiques au collège d'Avranches en remplacement de M. Petitjean, appelé à d'autres fonctions.

   M. Capella, ancien principal du collège de Bagnols, est chargé de l'enseignement de la langue anglaise au collège d'Avranches.

Extrait de la Gazette de l'Instruction publique (1846) : Par arrêté de M. le Ministre de l'Instruction publique, en date du 30 mai 1846, M. Lecrecq, maître d'études au collège royal de Caen, est nommé régent de huitième au collège d'Avranches, en remplacement de M. Corlay, appelé à d'autres fonctions.

D'après un autre extrait, de 1856 : M. Isabet est principal du collège d'Avranches. Édouard Le Héricher y est régent de rhétorique, et M. Debès, professeur d'allemand, est muté au collège de Nogent-le-Rotrou.

Extrait des 'Lois et actes de l'Instruction publique', année 1867 : M. Encoignard, bachelier ès sciences, est nommé professeur pour l'enseignement secondaire spécial au collège d'Avranches (emploi vacant).

Notes : Les "Collèges Royaux" désignent les lycées sous la Restauration (1815-1830) et la Monarchie de Juillet (1830-1848). C'est  Napoléon qui avait créé les lycées, qui reprennent leur nom de "lycée" à partir de 1848. Les "collèges" (ou "collèges communaux"), comme celui d'Avranches, étaient moins prestigieux. Les "régents" étaient des professeurs. La "rhétorique" désignait une discipline littéraire, mais aussi la classe de Première. Les enseignants étaient classés selon une hiérarchie stricte, et compliquée pour nous parce que les termes ont varié selon les régimes et les époques. Au bas de l'échelle : les maîtres d'études (chargés à la fois de la surveillance et du soutien en étude) ; ces maîtres d'étude sont ensuite devenus des "répétiteurs", qui pouvaient aussi suppléer les professeurs absents ou manquants.

Une classe ’enfantine’ du Collège d’Avranches en 1899. Ce qui prouve que le Collège abritait aussi des classes de maternelle. Ces petits élèves portaient une blouse noire qu’ils devaient revêtir avant d’entrer en classe. Ce sont tous des garçons. Nous avons même leurs noms...

1894 : Fondation de l'ASCA (Association Sportive du Collège d'Avranches).

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20e siècle :

Ci-dessus, un goupe-classe réunissant des ’Huitièmes’ et des ’Septièmes’ (c’est-à-dire des CM1 et des CM2) du Collège d’Avranches en 1902. Là aussi, nous avons leurs noms...

Ci-dessous, la grande cour du collège (à la Belle Époque ?)

Pendant la guerre de 1914-1918, l’immeuble du collège fut transformé en hôpital militaire. Les classes furent alors transférées dans l’immeuble du haras, puis dans le nouvel Hôtel de la Caisse d’Épargne, puis dans l’Hôtel des Postes.

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jcoll-regl.jpg(Je place ici, ci-dessus, cette copie de réglement du collège d'Avranches, mais j'en ignore la date ; si vous avez une âme d'historien, aidez-moi !)

L’État, sous la Troisième République notamment, va s’investir dans le financement des petits collèges de province, qui vont donc devenir de moins en moins "municipaux", et de plus en plus "nationaux". En 1932, le Collège communal de garçons devient mixte, à la suite de la suppression du Collège de jeunes filles.

En 1938, le Collège communal d’Avranches devient officiellement Collège Littré, sur proposition de l’Amicale des Anciens élèves et professeurs du Collège.

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Sous l’Occupation allemande :

Les locaux du Collège Littré sont occupés par les autorités allemandes d’Occupation ; il fallut donc transférer les classes dans l’ancien Collège de Jeunes Filles, désaffecté depuis 1932.

Personnel du collège É.-Littré  en 1940-41 :

M. HAMEL (Principal du collège)

MM. DUCRY et GASTEBOIS (mathématiques)

Mlle NATON (Lettres) ; M. BAILLY (Lettres), prisonnier de guerre, ne peut occuper son poste.

M. BILWÈS (allemand), non démobilisé, ne peut occuper son poste.

Mme DUCRY (anglais) ; M. BERGEVIN (dessin)

MM. BERTEL (Prisonnier de guerre, absent) et MATHIÈRE (professeurs adjoints)

.Personnel du collège É.-Littré ("Collège Littré") en 1941-42 :

M. HAMEL (Principal du collège)

MM. DUCRY et GASTEBOIS (mathématiques) ;  

Mlle NATON et M. FRANÇOIS (Lettres) ;

M. BAILLY (Lettres), prisonnier de guerre, ne peut occuper son poste.

M. BILWÈS (allemand) ; Mme DUCRY (anglais) ; M. BERGEVIN (dessin)

MM. LESCAR et LESIGNE (Histoire) ; Mme PONTY (musique)

MM. BERTEL (prisonnier de guerre, absent) et MATHIÈRE (professeurs adjoints)

.Personnel du Collège É.-Littré ("Collège Littré") en 1942-43 :

 M. HAMEL (Principal et professeur de Lettres et Histoire),

M. GASTEBOIS (Surveillant général et professeur de mathématiques),

M. LESCAR (Maître d’Éducation générale et professeur de Lettres et Histoire),

M. PÉPIN (Maître assistant, professeur de philo),

M. DUCRY (Professeur de mathématiques), M. AMBROSINI (Professeur de Sciences physiques),

M. CHRÉTIEN (Professeur de Lettres),

Mlle NATON (Professeur de Lettres et Histoire)

M. LESIGNE (Professeur d’anglais) ; M. BILWÈS (Professeur d’allemand) ;

M. CEURVINE (Professeur d’Éducation physique) ; M. LEGUÉQUENEC (Moniteur d’Éducation physique) ;

M. LEBARBANCHON (Dessin) ; Mme PONTY (Chant) ;

MM. MATHIÈRE et SAGOT (Professeurs adjoints)

Les cumuls de fonctions et la polyvalence des personnels sont probablement dûs à la pénurie d’enseignants ; certains sont prisonniers de guerre en Allemagne (ainsi : M. BAILLY, professeur de lettres. M. BILWÈS n’a été démobilisé qu’en 1941).

(source : annuaires du département de la Manche)

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1940

Ci-dessus, une classe élémentaire du collège Littré avec son maître, M. Leteurtois

                                                       Juin 1940

A voir ci-dessus ces collégiennes et collégiens dignes, disposés en bon ordre, on imagine mal que la France soit en train de subir la défaite la plus spectaculaire de toute son Histoire.

Au dos de la photo (ci-dessus) de juin 1940, écrit à la main : "Collège Littré Avranches Juin 40. Principal Martin. Je suis seul sous la galerie à droite. Là où se trouve le palmier a été édifié le monument aux anciens élèves morts dans les guerres. J’en avais fait la maquette qui fut exécutée par Brière (trois murs formant triptyque sur lesquels sont apposés 3 plaques de marbre blanc. Vigne vierge et fusains l’entourent)."

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1 : M. DUCRY (prof. de math.) ; 4 : Jean BAZIRE ; 7 : PELLERIN ; 8 : Albert TERCINET ; 9 : SMITH ; 11 : RIVIÈRE ; 12 : Daniel DA CUNHA ; 13 : LAURENT ; 14 : Robert MARCOUF ; 15 : Pierre BENOIT ; 16 : François LECOMTE ; 18 : Jacques CASTARD ; 19 : DUDOUIT ; 20 : Roger PELLERIN ; 22 : M. FOULON (prof. d’allemand) ; 26 : Pierre PAILLARD ; 31 : Jean OSMOND ; 35 : Henri AUGER ; 41 : Jacques BERTHAUME ; 48 : Pierre LEMAINS ; 50 : Gilbert LE BARBANCHON ; 52 : Jean DRÉAU ; 53 : Jean CONNAULT ; 54 : Jean DAVY ; 55 : Mlle NATON (prof. d’Hist.-géo) ; 58 : Jean BOIDRON ; 61 : Louis FAGUAIS ; 64 : Yvette MARIE ; 68 : Colette MICHEL ; 69 : Monique JINCRE ; 70 : THOMAS ; 71 : Lucienne ROSSELIN ; 73 : Madeleine ABRAHAM ; 75 : Yvette MESLIN ; 76 : Yvonne HERMON.

 

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1 : AGUITON ; 3 : Gabriel PRIME ; 4 : PITEL ; 6 : Fernand LEPRIEUR ; 7 : RAGOT ; 9 : BOUCHER ; 11 : Georges BLOUIN ; 13 : Louis AVOINE ; 14 : Louis OSMOND ; 16 : Roger MANELPHE ; 19 : Roger RESTOUX ; 22 : Jacques MARTIN ; 23 : Fernand AUGER ; 26 : RONCERAY ; 27 : QUESLIER ; 28 : POULAIN ; 29 : LETRÉGUILLY ; 30 : André FARDIN ; 32 : Michel HÉLAINE ; 33 : GODARD ; 35 : Jean POIDEVIN ; 36 : Hubert HUET ; 39 : Pascal LEPETIT ; 45 : MANAIN ; 46 : Bernard JUGAN ; 48 : M. MARTIN (prof. d’Hist.-géo) ; 49 : M. BERGEVIN (prof. de dessin, principal par intérim) ; 50 : Paul OUVRARD ; 54 : Suzanne FOUCHÉ ; 55 : Yvonne DANEL ; 56 : Paulette LAMY ; 59 : Louise BAZIRE ; 61 : Louise FAGUAIS (?) ; 63 : Yvonne QUESLIER ; 65 : Simone POULAIN ; 66 : RIBES ; 68 : Colette MICHEL ; 72 : Anne-Marie CORRON ; 74 : Nicole CHADAGNY ; 75 : HERMAN ; 76 : Suzanne MAUDUIT ; 77 : Michèle JACOBY ; 80 : Irène POIDEVIN ; 81 : Jacqueline MONNET ; 83 : Anne-Marie MAINEMER ; 84 : GODARD ; 85 : Jacqueline DRÉAU ; 87 : Yvette ROUSSELET ; 89 : Arlette QUÉQUIN.

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Les Allemands sont arrivés à Avranches le 17 juin 1940.

Le lendemain du Jour J, c’est-à-dire le 7 juin 1944, Avranches est violemment bombardée - et considérablement détruite - par trois vagues de bombardiers américains.

La libération d’Avranches par les Américains a lieu le 31 juillet 1944 (Percée du Général Patton). L'Occupation allemande a donc duré quatre années.

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1944 : après la percée de Patton (juillet 1944), ou plus probablement après le bombardement du 7 juin :

 

L’aile ci-dessus (ouest de la Cour d’Honneur), lourdement endommagée ici (en juin ou juillet 1944), était en fin de reconstruction pendant l’année scolaire 1949-1950.

 

Lors des bombardements alliés de juin et juillet 1944, les locaux du Collège Émile-Littré n’étaient pas occupés par les élèves ni par l’administration de l’Éducation nationale ; les autorités allemandes d’occupation avaient réquisitionné les lieux pour leur propre usage.

Les élèves du Collège Emile-Littré avaient cours au couvent désaffecté des Bénédictines.

La rentrée 1945 s’effectue dans les locaux de la place Georges-Scelle (qui s'appelait alors place du collège) ; les bâtiments ont été restaurés aux deux tiers.

 

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Après la 2e Guerre Mondiale :

Dans la Cour d’Honneur : l’équipe de foot (1948 ou 49) du Collège Émile-Littré qui avait participé au championnat ASSU junior de l’Académie de Caen.

Debout, à gauche, le Principal M. Jeanne ; debout à droite, M. Roger Lemoine († ≈ 2007), professeur d’éducation physique.

Au premier rang, de gauche à droite, accroupis : MM. Pierre VARDON, Jean HOAREAU, Pierre CHAMPAGNAC...

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Vers 1950, le Collège Littré devient ’Collège classique et moderne mixte Littré’. 

Photo prise en étude (1950 ?)

Ci-dessus, le lycéen à droite, en haut (en train de lire) est Olympe BHÊLY-QUÉNUM, originaire du Dahomey, futur diplomate et écrivain. Selon le témoignage d’un de ses condisciples, c’était un élève réservé, et passionné de littérature et de philosophie.

L’autre lycéen africain, au milieu (qui faisait partie de l’équipe de foot, cf photo plus haut), était originaire de Côte d’Ivoire.

(Documents et informations dûs à l’obligeance de Bernard LEHALLE)

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1953 : appariement entre le collège Émile-Littré et la Landesschule de Korbach (Allemagne de l’Ouest).

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Le collège de la place "du Collège" (plus tard place "Georges Scelle") devient collège nationalisé en 1957, puis "lycée" national Littré en 1960, dans les débuts de la Cinquième République. Il conserve ses classes élémentaires (Onzième à Septième, "Petit Lycée") jusque dans les années 1960.

La grande cour en contrebas de la Cour d’Honneur existait déjà. A la place du grand bâtiment en granit qui la borde du côté ouest, se tenaient dans les années 40 des baraquements, cinq ou six salles. Le grand bâtiment en dur qui existe maintenant a été construit en 1959 et 1960.

(Source : souvenirs personnels de Bernard Lehalle, Alphonse Drouan, Didier Kuczer et Patrick Aussant)

  En 1949-1950, la Cour d’Honneur, séparée de la grande cour par un muret bas, était réservée aux jeunes filles.

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Au début de la Cinquième République, les effectifs des lycées gonflent considérablement, en raison de la démocratisation de l’enseignement secondaire. Au lycée d’Avranches, c’est surtout le Second Cycle qui prend des proportions pléthoriques, parce qu’il est alimenté par les arrivages massifs, en Seconde, d’élèves issus des Cours complémentaires et des C.E.G. des chefs-lieux de canton environnants : Outre Avranches, Pontorson, Saint-James, Ducey, Saint-Hilaire, Brécey, La Haye-Pesnel (une partie des élèves partait au lycée de Granville), Villedieu (une partie des élèves partait au lycée à St-Lô), sans parler du Cours complémentaire de Pleine-Fougères (en Ille-et-Vilaine), et des Institutions "libres", dont certaines ouailles, au lieu de se diriger vers l’Institut d’Avranches, entraient chez ces suppôts du Diable d’Émile-Littré. D’où un internat important, avec des dortoirs immenses. Pour les garçons, c’était au deuxième étage donnant sur la Cour d’Honneur. Le nouveau bâtiment en granit édifié le long de la grande cour inaugure (également au 2e étage) un nouveau type de dortoir, plus humain : en box de huit lits (peut-être huit box, soit 64 élèves), avec des "alcôves" de 4 lavavos à proximité des chambres : une modernité, presque un luxe, très enviés, et réservés aux Premières et Terminales.

C’était toutefois moins "cosy" que l’internat du futur lycée Littré de la Rue de Verdun :

 

(photo de 1986 ?)

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Internat Internat des filles (1965-1966) : Souvenir d’une ancienne élève de seconde, 45 ans après :

" ...au dortoir, une bonne cinquantaine de lits superposés ; le plus dur , c’était en hiver lorsqu’il fallait redescendre après l’étude du soir , je me souviens que nous descendions [de la place G. Scelle] jusqu’à la mairie et nous prenions une petite rue sur la droite. Le matin nous venions prendre le petit dej’ à l’internat garçons. Cela, c’était l’année de seconde 65/66, l’année suivante j’étais à l’internat filles en haut [Place G. Scelle] ..." (Nancy Durupt-Barthélémy)

Donc, la pénurie de place pour les filles pensionnaires avait amené les autorités à aménager un dortoir dans le vieux centre d’Avranches, Place du Marché, dans les anciennes halles (aujourd’hui restaurées), à 10 minutes de marche de l’internat proprement dit, qui était voisin du lycée.

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1968 : La grande scission prend effet à la rentrée 1968. Le lycée national Littré se scinde en DEUX établissements :

1/ Le Lycée Littré (locaux tout neufs, rue de Verdun (quartier des Mares), et nouvelle appellation : "Lycée Polyvalent mixte Émile-Littré et CET annexé" ), limité au second cycle (y compris des classes professionnelles), avec adjonction ultérieure d’un enseignement supérieur (B.T.S.). M. Vernet, qui était principal du lycée de la place G. Scelle, conserve ses fonctions en émigrant dans les locaux du nouveau lycée.

2/ Un Collège d’Enseignement Secondaire (C.E.S.) mixte, limité au premier cycle secondaire (Sixième à Troisième), qui reste dans les locaux de l’ancien lycée Émile-Littré (place Georges Scelle) ; ce C.E.S. a un sous-directeur (M. Debroise), mais reste rattaché administrativement au lycée de la rue de verdun, sous l’autorité du principal M. Vernet.

En 1974, ce C.E.S. devenu indépendant fusionne avec l’autre C.E.S. mixte d’Avranches, celui de la Rue des Ecoles (Principal : Mlle Jeanne). Le nouveau collège amalgamé s’appelle Challemel-Lacour et se trouve Place G. Scelle. Principal : M. Grard.

En 1976, le C.E.S. Challemel-Lacour, pléthorique avec plus de 800 élèves, se scinde en deux établissements :

1/ Le C.E.S. Challemel-Lacour, qui reste Place Georges Scelle. Principal : M. Grard.

2/ Le C.E.S. La Chaussonnière, à Saint-Martin-des-Champs. Principal : M. Thomazo.

En 1977, tous les établissements de Premier Cycle s’appellent désormais "COLLÈGE". Les "CES" et "CEG" disparaissent.

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Nouveau lycée, rue de Verdun à partir de 1968 :

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Date de dernière mise à jour : 15/06/2012

Antik Spartacus

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